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Consultation 6

SIXIEME  CONSULTATION de Mme DELADEMANDE

En toute médecine, il y a d’abord le mot, ensuite l’herbe et  enfin le couteau.

                                                                                                                                        Ibn Sinc Aviconne

 

 

Neuralthérapie

 Bonjour Mme Delademande.

– Bonjour Docteur, que puis-je vous dire ? Je n’ai plus cette  sensation de courant électrique. Je suis plus détendue. Cette détente s’installe sans que je fasse quelque chose. Je commence à vivre ce que j’ai à vivre. Je commence à percevoir ce que j’ai à être, à dire clairement les choses, les laisser venir, les comprendre et les accepter.

J’ai pris les médicaments pour traiter la cicatrice d’extraction de la première molaire droite (16).

Mais j’avoue ne pas bien comprendre. Jusqu’à maintenant, je pensais que s’il y avait une cause dentaire et qu’en extrayant la dent, la cause était supprimée. Or lors de la première séance, vous avez mis du froid là où la dent avait été extraite et ma douleur au front a cessé pendant la durée de l’action du froid.

Effectivement il y a des cas où l’extraction s’impose. La cause étant supprimée, il y a guérison. C’est dans ce cas de figure qu’on peut placer le  cas d’un jeune anglais de 20 ans, Ian Kirby, qui a retrouvé la vue après l’extraction des dents de sagesse incluses.

 D’abord l’extraction n’est pas un acte anodin.

Sachez d’abord qu’il existe des périodes qui ne sont pas favorables aux extractions : les 15 jours qui précèdent et les 15 jours qui succèdent à l’équinoxe de printemps. Pensez à la sève qui monte dans l’arbre et qui en serait empêchée. Le corps est en train de bouger, de basculer dans l’énergie à venir. Et  si on extrait, à ce moment-là c’est comme si on allait à contre-courant.

Toutes ses défenses immunitaires seront  dilapidées. Il en résultera  des pathologies du type : angines, rhumes  à répétition…

Ensuite il existe des cas ou l’extraction s’est bien passée, mais l’énergie ne circule pas pour autant. Le cerveau ne reconnaît pas la zone d’extraction. Tout se passe comme si cette zone était considérée comme un corps étranger. Il va essayer de l’éliminer. Comme il ne va pas y arriver, il va en résulter des troubles à distance qui peuvent prendre les formes les plus diverses.

Le mot clé est : est-ce que des troubles sont survenus très exactement depuis le jour de l’extraction, de l’opération, de la blessure ?

– Si je comprends bien cela concerne aussi bien les dents que toutes les autres cicatrices.

Oui, et les cicatrices qu’on a tendance à oublier sont celles de l’ombilic (la naissance) et les boucles d’oreilles. J’ai souvent retrouvé des blocages dentaires causés par la cicatrice de boucle d’oreille.

– Comment allez-vous vous y prendre ?

– Pour l’oreille : des aiguilles d’acupuncture, pour les dents : la neuralthérapie. Je mets quelques gouttes d’anesthésie dans le maxillaire au niveau de la zone qui correspondait à l’emplacement des racines. La réponse doit être instantanée. C’est le “Sekunde phénomène de Huneke”. Si la pathologie est liée à un trouble de cicatrice, elle doit disparaître à la seconde. C’est vrai au niveau énergétique.

Si en plus au moment de l’extraction, vous viviez des choses difficiles  pourquoi pas un mal vécu par rapport à cette intervention. Cet émotionnel mal géré peut très bien vous perturber, encore aujourd’hui. Si au moment de l’intervention elle remontait laissons la partir à tout jamais.

Avant que j’intervienne, regardez si à l’instant précis, il y a quelque chose qui vous interpelle ?

– Effectivement j’ai depuis des années une  sensation de brûlure sur le côté droit de la langue. Elle fait tellement partie de moi que je n’y fais  même plus attention.

Maintenant que l’intervention a été faite, avez-vous remarqué quelque chose ?

– Comme vous me l’avez annoncé, vous n’aviez pas terminé d’injecter votre produit que la brûlure avait disparu.

Ici nous sommes vraiment dans le cas de cause à effet. La cause a été supprimée et le signal a disparu instantanément. Il y avait une relation entre le trouble de cicatrice, suite d’extraction, et cette brûlure de la langue. Pour l’instant ce trouble, si j’ai bien entendu, était mineur. Si votre demande est toujours d’enlever les amalgames, et que la cicatrice n’est pas traitée, il est fort probable qu’à la dépose du dernier amalgame, nous nous serions trouvés devant une phase réactive. La pathologie cicatrice aurait pris le devant de la scène.

Vous vous souvenez, je disais la même chose pour les vaccins.

Comment avez-vous vécu l’extraction ?

-Très mal. J’étais venue pour la soigner et je me suis retrouvée sans dent. Je ne sais trop comment. J’avais envie de dire à votre confrère que ce n’était pas le jour, je devais retrouver mon fiancé en sortant. C’était important pour moi. Je ne suis pas arrivée à le dire.

En d’autres termes vous vous êtes brûlée la langue a plusieurs niveaux.  Et bien, vous allez vous projeter dans le passé. Vous allez vous entendre dire au praticien de reporter l’extraction. Il le fait et vous passer un moment agréable avec votre fiancé.

– Qu’est-ce que je suis soulagée, mais qu’est-ce que je suis soulagée ! En le faisant j’avais l’impression de renaître, d’être à nouveau moi-même, de mordre  à nouveau la vie à pleines dents.

– Je vous propose de consolidifier  les résultats en vous demandant de prendre chaque matin quelques granules de Natrum sulf 30 K.

-Merci de tous vos bons soins.

J’ai envie de continuer à m’occuper de moi. Au mois prochain.