Navigation Menu+



Première prémolaire supérieure gauche : 48

Déprogrammation

« En ces jours-là, on ne dira plus. Les pères ont mangé des raisins verts.
Et les dents des enfants ont été agacées. Mais chacun mourra pour sa propre iniquité(1). »
Jérémie XXXI 29 / Ezéchiel XVIII 2

Monsieur G se présente à ma consultation un  mardi matin, avec un terrible mal de dent sur la première prémolaire supérieure gauche (24). La douleur dure depuis 5 jours.

Ce qui pourrait expliquer que Monsieur G, au demeurant de contact agréable me dit : « je suis agressif et injuste».
La 24 présente un traitement de racine incomplet. Il y a un scare-post (une vis) dans la racine et elle est recouverte d’une couronne. Si je veux sauver la dent, il faut reprendre le traitement de racine et à cet effet, il faut commencer par déposer la couronne.
La dent est tellement sensible que c’est impossible à réaliser, même sous anesthésie. Je lui fais trois points d’acupuncture à l’oreille pour « casser » la douleur. Le résultat est décevant.  Notons que, c’est exceptionnel. Il ne veut  pas d’antibiotique. Je lui donne de l’homéopathie d’urgence au fauteuil et un remède homéopathique à prendre par la suite pour traiter l’arthrite.(2)

Le lendemain, son épouse me téléphone désespérée. Sa nuit a été horrible. Son mari qui a eu très mal pendant toute la nuit, l’a réveillée à plusieurs reprises. Comme elle suit des cours de Médecines Douces, il a exigé qu’elle le traite. Comme elle n’obtenait pas de résultat, il  fut effectivement très injuste et particulièrement agressif.
Le mari vient dans la journée. Effectivement la dent était toujours aussi sensible et impossible à soigner.

En l’interrogeant, il m’apprend qu’il déménage souvent. Il revient d’Argentine.

« Au début, c’était extraordinaire  ma femme ne connaissait personne. Elle s’occupait que de moi et de notre fils. Puis s’étant fait des relations, elle a commencée à nous négliger. »
Et maintenant, il se prépare à aller en Thaïlande, avec sa petite famille. Et si tout simplement sa problématique s’exprimait au niveau de la dent ?
Pour m’en assurer, je lui propose de faire « un diagnostic-traitement », en déprogrammant son mal-vécu avec son épouse.
La technique utilisée fut « Honorez-Inclinez ». Le diagnostic s’avéra exact car la douleur dentaire diminua de suite. Et il put attendre le prochain rendez-vous sans problème.
J’ai continué mon interrogation, lors du rendez-vous suivant. Avait-t-il une idée de la cause de cette violence qui le submerge, par moment ?
Il m’avoua que même s’il n’en avait pas la preuve, il soupçonnait depuis son enfance d’avoir été conçu dans la violence, lors d’un viol.
Petit clin d’œil de l’inconscient, il avait eu mal la veille au 25 VB  qui est donnée comme le point de sortie de l’énergie originelle.
J’ai à nouveau utilisé la même technique pour déprogrammer le lien qui persistait avec son géniteur. Monsieur G sortit de la séance apaisé.
« Une empreinte » de vie était partie. La dent était sauvée.

La dent martyr

«  J’en ai marre de vivre depuis toujours avec cette problématique de naissance. J’ai été attaquée. J’en ai fait des caries. On m’a tué à l’aide d’une boulette d’arsenic, au contact de mon moi profond, le nerf. Et comme je n’ai toujours pas été entendue, maintenant « je m’enflamme ».  Il y aura du pus. Je serais extraite ou expulsée. C’est mon dernier sacrifice. »

La victime

”  Moi aussi je n’ai pas été entendue. Surtout, je viens de comprendre que  je ne me suis surtout pas entendu moi-même. Je n’ai su que crier ma peine en étant agressif et injuste. Mon corps, m’a dent m’ont parlé à travers la carie. J’avais la possibilité de me poser la question : quel en est le sens ?  Je ne l’ai pas fait.

Au fond de moi-même, j’avais identifié le conflit mais j’avais refusé de l’affronter.
La 24 a pris sur elle pour me permettre de passer d’une certaine illusion à la réalité et à l’expression vivante de cette réalité. ”

La vie n’est bonne, ni mauvaise, j’ai juste à la vivre avec la force d’y faire face.

 


(1) Acte coupable
(2) Affection inflammatoire