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Autopunition : 46

Lorsque ce patient vient me voir pour la première fois, l’image radiologique  de la première molaire inf. droite (46),  est celle d’une dent extraite récemment. Or cette dent avait été enlevée depuis huit mois !

Cela se voit, sur la radio, par  une zone plus sombre au niveau des racines.

Cela m’amène à penser, que je suis en présence d’une « une cicatrice toxique [1] ». En d’autres termes, cette zone du corps n’est pas reconnue par le cerveau.  Ce qui peut occasionner n’importe quel trouble à distance.

Pour confirmer cette possibilité,  je demande à mon patient si dans l’instant présent, s’il ressent une douleur dans son corps. Il me confirme, qu’une douleur à l’épaule droite perdure, depuis quelques années et qu’aucun traitement ne l’a soulagé à ce jour.

J’anesthésie, avec un coton imprégné d’un spray refroidissant [2], la gencive au niveau de la zone d’extraction. Pendant la durée d’action du froid, mon patient retrouve la mobilité de l’épaule droite et sa douleur disparaît. C’est la confirmation  qu’il y existe bien une relation entre la zone d’extraction et son épaule.
Je fais le point facio-buccal [3] en y injectant  un mélange  homéopathique baptisé  Trau. Dans la foulée, le patient  ressent l’énergie qui circule à nouveau, d’abord dans son épaule gauche avant d’arriver à  son épaule droite, ce qui lui procure immédiatement, une amélioration de l’ordre de 20 à  30%.

Je continue par de  la neuralthérapie [4] classique. Avec un anesthésique de contact, j’endors la gencive au-dessus de la dent manquante. Puis avec l’aiguille de ma seringue d’anesthésique,  je me propose de déposer une goutte d’anesthésique à l’endroit où se trouvait l’extrémité des  racines de la dent extraite. Je m’attendais à trouver de l’os spongieux, comme le laissait supposer la radio. En réalité, l’os est compact et mon aiguille ne peut s’enfoncer. « La  guérison instantanée, » le « Sekunde Phenomene » de Hunecke n’a pas lieu. Nous constatons  une amélioration  supplémentaire de 20 %.

Nous, nous trouvons devant un blocage. Mais où se situe-t-il ?

C’est la prise du pouls qui me permet de le dater. Le blocage date d’y a sept ans. La première chose qui vient à l’esprit de mon patient, c’est une désillusion causée par sa hiérarchie professionnelle.  J’utilise alors une technique  de reprogrammation de son inconscient [5] qui amène une nouvelle amélioration de 20 %.

Par contre la vraie  « guérison » n’interviendra que lorsqu’il dira son mal vécu par rapport à l’interruption de grossesse de sa fille, suite à une grossesse  extra-utérine.

Il n’a pas pu amener la grossesse à terme malgré qu’il soit lui même un « guérisseur ».

La douleur à l’épaule étant l’expression d’une auto punition .

On peut considérer cette observation comme un cas d’école.

  • Ce n’est pas parce ce qu’il n’y a plus de dent en bouche qu’il n’y a pas  de circuit dentaire spécifique, au niveau de la zone d’extraction.
  • Il existe des cicatrices au niveau dentaire.
  • La cause de la douleur au niveau de l’épaule est antérieure à l’extraction.

Elle remet en cause beaucoup de nos croyances en particulier  celle du  sens de la maladie.

Ici c’est le psychologique qui a donné la douleur à l’épaule. Et non le physique qui conditionne le psychologique.

 


 

[1] Voir dictionnaire.
[2] Test au froid : sur les site : rubrique diagnostic
[3] Répertoire Synthétique. Acupuncture. Auriculothérapie. Réflexothérapie Facio-buccale Dr Eric Kiener/ Dr Albert Roths  Ed. Trédaniel  p 251
[4] Voir neuralthérapie sur le site
[5] La technique utilisée est Inclinez-Honorez